samedi 25 février 2012

Les militaires canadiens laissés à eux-mêmes

Je viens de lire l’excellent article L’ex militaire mourant et trompé que Christian Dumont a publié sur son blogue, il nous rappelle que quatre mois après la grève de la faim du soldat Pascal Lacoste, rien n’a été fait pour le soigner et que ce dernier pressait le gouvernement d’agir parce qu’il lui restait peut être qu’un an à vivre.

L’auteur nous dit que étant donné que le gouvernement était majoritaire et qu’il avait peu de députés élus au Québec, que le destin de Pascal Lacoste ne pesait pas lourd dans la balance, puisqu’en fait ça ne représentait qu’un vote.

Bien que je trouve la situation du soldat Lacoste inconcevable et qu’il mérite qu’on prenne le plus grand soin de lui, je suis plutôt en désaccord avec l’affirmation de M. Dumont qui laissait entendre que si on avait un autre gouvernement au pouvoir la situation pourrait être bien différente.

Je pense qu’il faut éviter de personnaliser le problème au seul cas du soldat Lacoste, même si on ne parle que de lui dans les médias. Il ne faut pas oublier que dernier se bat aussi pour d’autres militaires. Ça fait plus de 20 ans que les soldats canadiens vont sur différents théâtres d’opérations comme le Kosovo et l’Afghanistan, et on peut déjà parier que plusieurs d’entre eux ont déjà respiré des vapeurs provenant des munitions à uranium appauvri qui brûlaient et qu’un jour ou l’autre, ils pourraient, eux aussi, de sérieux problèmes de santé.

Et ce c’est sans compter les cas qui seront de plus en plus nombreux de syndromes de stress post-traumatique, le gouvernement peu importe l’allégeance politique devra un jour où l’autre faire face à un explosion des coûts des frais de santé de leurs militaires malades et estropiés, et dans la conjoncture économique actuelle le gouvernement aura-t-il la volonté politique de le faire?.

Les gens qui décident de joindre l’armée le font pour diverses raisons et ils sont prêts à faire le sacrifice ultime s’il le faut, mais en quelque part, ils doivent savoir aussi que le gouvernement sera derrière eux, si ces derniers connaissent un jour des problèmes de santé reliés au travail qu’ils ont fait pour le pays et qu’ils n’auront pas seulement droit aux mots de gratitude de la nation.

samedi 4 février 2012

Des demandes spéciales de clients dans des hôtels discriminatoires?


Ça fait plus de 25 ans que je travaille dans le milieu de l'hôtellerie, dont une vingtaine d'années comme serveur au service aux chambres, pendant tout ce temps je peux dire que j'ai été témoin de bien des choses, et j'ai reçu, à l'occasion, des demandes spéciales venant de la part de certains clients ''ordinaires'' où encore de la part de clients qui font partie de la colonie artistique canadienne ou internationale et même de politiciens dont le regretté Jack Layton qui était un gentleman.

Mais je pense, que jusqu'à ce jour, la demande, la plus insolite que j'ai eue, a été celle faite par une cliente qui tenait absolument à se faire servir par une femme, mais le soir en question, comme c'est souvent le cas, j'étais le seul en service, j'ai alors avisé la cliente que j'étais seul en service, que je ne garantissais rien, mais que j'essaierais de trouver une femme pour faire la livraison.

J'avais donc été voir au restaurant si c'était bien occupé et j'ai demandé à une serveuse, si elle voulait faire la commande, elle a un peu hésité avant d'accepter de faire la commande, en prétextant que la cliente n'avait pas le droit d'exiger d'être servie par une femme parce que selon elle, c'était carrément de la discrimination basée sur le sexe ce qui était prohibé par la Charte québécoise des droits et libertés et la Charte canadienne des droits et libertés.

Sur le fond, elle avait certainement raison, cette demande allait à l'encontre des deux chartes des droits et libertés, mais à la défense de la cliente, que sait-on à son sujet? Absolument rien. Peut-être a-t-elle un conjoint jaloux et violent et est victime de violence conjugale? A-t-elle peur des hommes, parce qu'elle a déjà été victime d'une agression sexuelle? Où encore, comme ça peut arriver à certaines occasions , des gens venant à l'extérieur de la région de Québec viennent dans la vieille capitale (là je ne viens pas de faire plaisir au maire Labeaume qui n'aime pas cet expression) pour suivre divers traitements médicaux et que cette personne a peut être eu un traitement quelconque qui l'a rendue malade et qu'elle préférerait qu'un homme ne la voit pas comme ça? Où encore, ce qui serait pire, c'est que ce soit une féministe qui ne veut rien savoir des hommes.

On peut supposer bien des choses, mais l'important pour l'hôtel, c'était de prendre les moyens nécessaires pour accommoder la cliente.

dimanche 29 janvier 2012

Les Shafia reconnus coupables de meurtre au premier degré

Après trois mois d’un procès très médiatisé au Canada et ailleurs dans le monde, le jury composé de 7 femmes et 5 hommes, a finalement reconnu coupables de meurtres au premier degré Mohammad Shafia, Tooba Mohammad Yahya sa deuxième épouse et leur fils Hamed des meurtres des trois filles et de la première épouse de Mohammad Shafia.

On peut dire que justice est finalement rendue, dans notre société on ne peut pas accepter que des gens soient lâchement assassinées pour ”défendre l’honneur de la famille”, il reste à voir maintenant, si les avocats voudront aller en appel, et l’avocat du fils a déjà part de son intention de le faire.

Les avocats ont peut être des raisons de vouloir aller en appel, selon un criminaliste qui a accordé une entrevue à TVA Nouvelles, il a trouvé qu’il n’a pas fallu beaucoup de temps au jury pour prononcer leurs verdicts de culpabilité, ce qui pourrait signifier que l’idée du jury était déjà faite même avant même le début des plaidoiries et ce même si le juge avait avisé le jury de ne pas se faire d’idée avant la fin du procès, où encore, selon mon opinion personnel, comme ça peut se produire dans bien d’autres procès, le juge aurait pu errer dans ses recommandations au jury.

J’ose espérer que les avocats des condamnés se verront refuser d’aller en appel, la population n’acceptera jamais de voir un verdict moindre, surtout que la population n’a jamais accepté de voir un verdict de non responsabilité criminelle lors du procès Turcotte.

samedi 21 janvier 2012

Les analyses des services de renseignements sont-ils fiables?

J’avais à peine plus de quatre ans, j’étais bien assis sur le plancher dans le centre du salon et je jouais avec mes G.I. Joe alors que mon père était confortablement assis dans son fauteuil et qu’il regardait la télé, je ne portais pas trop attention à ce qui se passait à la télé étant plutôt dans ma bulle, jusqu’à ce que à un moment donné, je lève les yeux et regarde la télé qui était sur un poste en anglais et dont je ne connaissais pas un traître mot à l’époque.

On pouvait voir à l’écran des images de navires de guerre et d’avions qui volaient au-dessus de l’eau, j’avais alors demandé à mon père si c’était un film et il m’avait répondu par la négative, et en me disant de façon plutôt impassible, que c’était les nouvelles et qu’il se pourrait qu’il y ait une guerre. Après qu’il m’ait répondu, je suis retourné jouer avec mes petits soldats en plastique en me disant dans mon petit cerveau de 4 ans que s’il y avait une guerre que ça ne se passerait pas ici mais ailleurs et qu’on ne serait pas touché.

Ce n’est que sept ou huit ans plus tard, que je pouvais comprendre un peu mieux ce qui s’était passé et comprendre à quel point la crise des missiles de Cuba était bien réelle et que ça aurait pu signifier la fin du monde tel qu’on le connaît.

Pour prendre les meilleures décisions possibles afin d’éviter l’inévitable, les dirigeants des pays concernés devaient avoir recours aux informations obtenues, grâce au travail des services de renseignement, de sources militaires et diplomatiques, qui étaient transmises que très lentement en raison des technologies qui existaient à l’époque ce qui a permis aux dirigeants et leurs conseillers de bien analyser la situation avant de prendre des décisions drastiques qui auraient pu allumer l’étincelle qui allait mettre le feu au poudre.

Qu’arriverait-il s’il devait arriver, aujourd’hui, une crise de l’envergure de celle que les plus vieux ont connue au début des années 1960? Avec la vitesse que l’information circule et la masse d’information rendue disponible venant par plusieurs sources de renseignements, les responsables politiques et les stratèges auront-ils le temps d’étudier tous les rapports qui vont atterrir sur leur bureau et dont certains risquent d’être contradictoires et réussir à en faire une analyse juste avant de prendre la ou les meilleures solutions qui s’imposent.

Quand on y pense bien, c’est plutôt inquiétant, puisque depuis les événements du 11 septembre, il y a eu une importante multiplication des agences d’espionnage. Ainsi depuis 2001, 263 organisations qui s’occupent du renseignement ont été créées ou réaménagées, faisant passer le nombre à 1.271 agences gouvernementales et 1.931 compagnies privées, qui travailleront dans la collecte de renseignements notamment sur le terrorisme.

Selon une enquête du Washington Post,publiée à l’été 2010, 50 000 rapports sont produits chaque année par divers services de renseignements, et plusieurs rapports contiendraient les mêmes informations, alors que d’autres sont totalement ignorés, parce qu’il manque de temps pour les lire et les analyser.

MIS À JOUR: Pendant mes vacances des fêtes, j’ai regardé l’excellent film “Brume de guerre” où l’ancien secrétaire d’État américain Robert McNamara parlait de sa carrière politique et un des sujets traités était la crise de Cuba.

On apprend dans ce film que c’est lors de sa visite à Cuba en 1992, pour le 30ième anniversaire de la crise de Cuba, que McNamara a appris de la bouche de Castro, que pendant la crise Cuba, il y avait 162 têtes nucléaires, incluant 90 têtes nucléaires tactiques sur l’île pendant la crise.

McNamara n’en croyait pas ses oreilles. Il a alors posé trois questions à Castro:

1. Saviez-vous que les têtes nucléaires étaient là?
2. Auriez-vous recommander qu’elles soient utilisées?
3. Si vous les aviez utiliser que serait-il arrivé à Cuba?

Castro a répondu: Je savais que les têtes nucléaires étaient là, deuxièmement, je n’aurais pas recommandé à Khroutchev de les utiliser, je lui ai dit de les utiliser et que finalement Cuba aurait été totalement anéanti si Cuba avait utilisé les armes nucléaires contre les États-Unis.


samedi 31 décembre 2011

Vers une amélioration du Code du travail


Le président de la CSN Louis Roy a décidé de se battre en 2012 pour que le gouvernement du Québec modifie sa loi anti-briseurs de grève pour qu'elle corresponde plus aux nouvelles réalités qui ont été rencontrées lors du conflit au Journal de Montréal.

Trouvera-t-il des appuis auprès des parlementaires? Il ne faut pas oublier que le Conseil du Patronat du Québec (CPQ )avait demandé en 2011, qu'il y ait une réouverture du code du travail afin de le moderniser, ce à quoi Jean Charest n'était vraiment pas chaud à l'idée, puisque selon lui il existait toujours un calme relatif aux relations de travail au Québec et que les problèmes rencontrés aux cours des dernières années, ne représentaient qu'une exception.

Pour ce qui en est de Pauline Marois, elle serait disposée à moderniser le code du travail, mais qu'il devait tout de même exister un certain équilibre, ce qui risque de ne pas être évident de tenter de faire plaisir à tout le monde.

Le CPQ a déjà fait part, que la loi sur les travailleurs de remplacement devraient être abolie, qu'elle n'avait plus sa raison d'être aujourd'hui. Les employeurs basent leur revendication sur les motifs suivants:

  • Le climat social a changé radicalement au cours des dernières décennies et la violence des conflits de travail qui a motivé le législateur à adopter des dispositions anti-travailleurs de remplacement est maintenant chose du passé.
  • De nombreuses études prouvent que ces dispositions n'améliorent pas les relations du travail, mais contribuent plutôt à les détériorer en augmentant la probabilité des arrêts de travail ainsi que leur durée.
  • Exception faite de la Colombie-Britannique, de telles dispositions n'existent nulle part ailleurs en Amérique du Nord et nuisent à la santé de l'économie du Québec en réduisant les investissements et en empêchant la création de dizaines de milliers d'emplois.
  • Enfin, ces dispositions briment les droits des employeurs, et potentiellement des travailleurs eux-mêmes, et sont donc constitutionnellement contestables en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.

Le Conseil du patronat suggère aussi que si le gouvernement veut vraiment porter des modifications au Code du travail, qu'il ne le fasse pas alors à la pièce, mais qu'il le fasse pour le Code en entier. Le CPQ dit qu'il existe bien d'autres irritants pour les employeurs dont: : l'absence de vote secret lors d'une requête d'accréditation; l'absence de participation de l'ensemble des travailleurs d'une unité de négociation aux votes de grève et la la fiscalité des cotisations et des prestations syndicales.

D'autres pourraient également faire pression, pour que l'on abolisse la fameuse formule Rand qui fait en sorte, que tout nouvel employé embauché dans un lieu syndiqué ait l'obligation de payer des cotisations syndicales et ce même s'il refuse de signer sa carte de membre, sous le prétexte, que l'employé, même s'il refuse de signer sa carte, bénéficiera tout de même des mêmes conditions de travail que celles de ses collègues.

Par contre, même si la personne qui a refusé de signer sa carte de membre et qu'elle paie ses cotisations syndicales, elle n'aura pas droit de toucher aux sommes prévues par les syndicats comme fonds de grève, advenant une grève ou un lock-out.

Le Massachussetts responsabilise les intimidateurs


Au Massachussetts, des parents en sont venus à une entente hors cours pour un montant de 225,000$ à la suite d'une plainte déposée devant la Massachusetts Commission Against Discrimination, parce que les parents estimaient que l'école fréquentée par leur fille Phoebe Prince n'avait rien fait pour l'aider lorsque cette dernière était devenue la victime d'intimidation ce qui avait eu comme conséquence, que n'en pouvant plus de supporter la situation, elle avait mis fin à ses jours à l'âge de 15 ans.


Le motif de cet harcèlement pratiqué par cinq adolescent(e)s était que Phoebe sortait avec deux garçon à la fois. Les adolescents fautifs ayant reconnus leur culpabilité à des accusations criminelles de harcèlement ont été condamnés à une probation ainsi qu'à des travaux dans la communauté.

Au Massachussetts, grâce à la loi “Dignity for Every Student” adoptée en mai 2010 les adolescents sont reconnus responsables de leurs actes lorsqu'il s'agit d'intimidation que ce soit dans les écoles publiques où même dans les écoles privées, et de la formation est donnée aux professeurs, chauffeurs d'autobus, instructeurs et administrateurs des écoles pour pouvoir reconnaître le harcèlement et comment agir en conséquence.

lundi 26 décembre 2011

La 3ième guerre mondiale en 2012?


Il y a un peu plus de trois ans, alors que le président Georges Bush était toujours le commandant en chef des États-Unis, certains ont craint, qu'une confrontation armée entre les États-Unis et l'Iran était de plus en plus probable, puisque l'Iran continuait à enrichir de l'uranium à des fins pacifiques selon Téhéran, tandis que le gouvernement américain craignait plus que cet uranium, une fois enrichi,soit utilisé à produire des armes nucléaires.

À cette époque, les craintes que les États-Unis et son plus grand allié au Moyen-Orient Israël décident d'aller bombarder les installations nucléaires en Iran étaient bien réelles, puisque le président Bush avait déjà dit à l'époque, qu'il ne craindrait pas à prendre des décisions difficiles et ce peu importe qui lui succéderait, afin de lui éviter d'être obligé de prendre des décisions qui seraient encore plus difficiles à prendre et de plus, Bush avait inventé des raisons pour justifier sa guerre illégale contre l'Irak.

Alors que pour Israël, c'est impensable qu'un ennemi juré ait l'arme nucléaire, et le gouvernement israëlien avait, déjà, pris dans le passé, la décision d'utiliser l'option militaire, afin de détruire la centrale nucléaire d'Osirak en Irak en 1981, puisque ce pays voulait devenir le premier pays arabe à avoir l'arme nucléaire, malgré le fait, que le gouvernement irakien disait lui aussi, que le nucléaire était seulement destiné à des fins pacifiques.

Finalement, sous les présidences de Bush et celle d'Obama, aucune action militaire n'avait été entreprise contre l'Iran, sauf que certains prétendent, que des militaires américains auraient franchi la frontière iranienne via l'Irak, afin de recueillir des informations afin de déterminer des cibles en prévision d'une intervention militaire, l'occident préférant plutôt utiliser diverses sanctions contre l'Iran et la diplomatie.

Malgré toutes ces sanctions, rien ne change en Iran et des rumeurs de plus en plus persistantes veulent que les États-Unis et Israël favoriseraient de plus en plus l'option militaire pour l'automne 2012 contre les installations nucléaires en Iran, sauf que maintenant, il est peut être un peu tard pour y penser, puisque certaines centrales sont déjà en fonction et les bombarder créeraient des nuages radioactifs non seulement sur les sites où les installations sont, mais également pour les pays voisins.

De plus, on peut se demander, si une nouvelle guerre, cette fois-ci contre l'Iran peut être gagnée. Il y a quelques années, à la demande du pentagone, un Lieutement-Général, qui était retraité à l'époque,le Lt. Gen. Paul Van Riper avait pris part à une simulation de guerre au Pentagone où il jouait le rôle du commandant d'un pays ennemi du Moyen-Orient et il avait réussi à couler la flotte américaine dans le Golfe Persique.

S'il y a intervention militaire en Iran, que fera la Russie? Va-t-elle envoyer des militaires pour aider l'Iran à combattre les agresseurs, où se contentera-t-elle à lui donner des informations obtenues par les divers services de renseignement russe et les photos satellites?

Ce qui est inquiétant également c'est que bombarder les sites des installations nucléaires pourraient avoir, un effet de donner de l'oxygène aux divers groupes terroristes ce qui permettra le recrutement de nouveaux candidats, et on pourrait avoir un regain des attentats terroristes partout dans le monde.